CMR-RDC: Kisito Eloundou, il faut des variations au niveau de l’attaque.

L’entraineur de football analyse la dernière sortie des Lions A’ et propose des pistes d’amélioration du jeu.

Par Dimitri Mebenga

Votre appréciation sur la sortie des Lions face aux étalons…
Quand on prend le dernier match en date face au Burkina Faso, les Burkinabé qui ont inscrit trois buts face au Zimbabwe qui avaient besoin d’une victoire étaient obligés d’ouvrir le jeu et vous regardez bien que le Cameroun est toujours revenu à son dispositif dans un 4-2-3-1 avec deux récupérateurs et une pointe derrière l’attaquant et cette pointe là, c’est un milieu de récupération qui permet de ratisser tel que l’entraineur a pensé dans cette rencontre.
Nous nous sommes retrouvés complètement avalés dans l’entrejeu, parce qu’il y avait les numéros 8 et 18 qui ont complètement confisqué le milieu du terrain et dans leurs circuits préférentiels, il y avait le numéro 28 sur le côté droit très mobile avec une capacité d’éliminer deux ou trois joueurs et ressortir.
Tous ces centres étaient au premier poteau. Heureusement pour le Cameroun à la seconde manche le coach a très bien lu il a fait des remplacements qui ont complètement bloqué les velléités des Burkinabés. L’entrée de Penda devant la défense a crée ce qu’on appelle la défense renforcée grâce à la tactique que le coach a mis de telle sorte à ne pas accélérer le jeu de l’adversaire. Cette tactique à amener les Lions A’ maîtriser les assauts burkinabés. Il faut dire que l’essentiel était la qualification et qui est arrivée à bon port.
Comment entrevoyez-vous la prochaine rencontre ?
Les prochaines journées vont venir avec leurs spécificités et leurs défis. C’est au staff technique maintenant de pouvoir mettre l’accent au niveau de la récupération, car on aborde une compétition sans avoir lancé les championnats. Conséquence, les rencontres deviennent assez lourdes parce que le match se joue essentiellement en puissance. Lorsque les matches se jouent en puissance, la récupération est exigée. Il faut 72 heures, pour que vous atteignez la surcompensation, parce que les matches vont toujours se suivre en puissance et donc en ce moment rien que la mise en place de récupération vont davantage leur permettre d’arracher la qualification pour le second tour.
Mais le dispositif nous démontre tout simplement que l’on a des attaquants de milieu et les défenseurs. Et dans le jeu, tout le monde est attaquant, tout le monde est milieu, tout le monde est défenseur. Parce que le jeu dépend de la position, lorsque le défenseur est en position d’attaque, c’est un attaquant, lorsqu’il est en position offensive, c’est un attaquant. Quand le gardien fait la relance au joueur qui est en première ligne, c’est un attaquant, même pour faire un double.

Quel est le compartiment de jeu à améliorer ?

Ce qui est à revoir, ce sont les trois joueurs qui jouent à la ligne d’attaque. Il faut beaucoup varier, il faut qu’il y ait beaucoup de variations au niveau de l’attaque pour pouvoir créer des espaces entre les lignes de l’adversaire et puis créer des vides dans le dos des défenseurs pour pouvoir trouver la faille. On ne marque pas beaucoup ici, les deux buts marqués c’est un attaquant sans stratégies. Un défenseur qui est venu marquer sur balle arrêtée, c’est un atout certes mais très limite. Parce que nous aurons désormais à faire aux équipes qui en veulent et puis là il n’y a plus de gérer le score. Sauf si on arrive à mener au score. Nous sommes déjà dans la phase à élimination directe, il va falloir améliorer et mettre les joueurs à vocation offensive au niveau du milieu de terrain, parce que jusqu’ici on a plusieurs joueurs à vocation défensive dans notre jeu que ceux qui sont à vocation offensive. Si on améliore le dispositif des trois premiers joueurs à l’attaque, ajouté à ça le logiciel du milieu de terrain, donc deux qui mettent l’accent au niveau d’un joueur à vocation offensive, je crois que le Cameroun va faire la différence au second tour et pour la suite.

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