Fecafoot: CCA malheur du camp Tombi, chronique de jacques Bell.

La Chambre de Conciliation et d’ Arbitrage, Instrument de
Délégitimation du camp Tombi !!!

Il est un vocable usuté depuis la crise à la fédération camerounaise de football (Fécafoot) tant par le profane que les analystes sportifs de tout bord, c’est celui de « l’ arbitrage » dont le contour sémentique obeit à des principes universels prédéfinis et reconnus. C’ est dire que , l’ arbitrage, défini comme mode alternatif de résolution d’ un litige ou d’un différend nécessite impérativement l’ accord des parties et une clause compromi- soire du fait de son carèctère privé. Perçu sous ce prisme, des questions suscitent notre curusioté : Pourquoi la Cca n’ a jamais sollicité l’ accord des parties ? Un même juge abitre peut il connaitre des mêmes affaires dans une juridiction ? Si oui, sommes nous encore endroit de parler de neutralité voire d’ impartialité ? Les reponses à ces multiples interogations constituent la toile de fond de notre analyse.

D’ abord , la réponse à la première question sur la réfutation systéma- tique de cette Chambre à solliciter l’ accord des parties trouve tout son fondement dans l’ environnement sociocontextuel du déroulement des élections dans nos différentes fédérations , singulièrement celui lié à la Fécafoot. Argument qui peut paraître subjectif pour celui qui ne connait pas le factionalisme irréversible des acteurs dans la lutte pour le contrôle de la gestion du football, d’ une part. D’ autre part, du fait de son adversion pour le camp Tombi, la Cca viole allègrement les dispositifs réglémentaires dans la procédure de sa saisine. Mieux, elle s’ en moque de l’ épuissement des voies de recours internes propes aux féderations, telle que dispose la loi de juillet 2011 en son article 44 et 45 . Pire, cette chambre a réussi à introduire dans son manuel de procédure , le refèré sportif au mépris de la loi. À titre d’ exemple, la saisine en refèré de cette chambre en novembre 2015 par Abdouraman et comparsses pour annulation des statuts ayant conduit à l’ élection de Mr Tombi à Roko , au motif de la violation de la loi. Dès lors, quel crédit peut on accorder aux sentences prononcées par une chambre qui elle même est en délicatesse avec la loi ?

Outre, il est un principe immuable tant dans les juridictions classiques que privées , qu’ un même magistrat ou un juge arbitre ne peut connaitre une même affaire deux fois opposant les mêmes personnes.Du fait principe sacro saint de la neutralité, gage d’ équité. Malheureusement, pour ce qui est du cas de La fécafoot, les juges arbitres qui ont annulé les élections en 2015, à savoir Mr Mevong , Président, Mr Tchachouang, rapporteur et Dr Dikoumè , membre sont les mêmes appelés à vider le contancieux opposant Abdouraman et affidés au bureau exécutif déchu présidé par Tombi au motif d’ usurpation de fonction. Toute chose qui laisse pantois tout observateur sportif car, comment expliquer que dans une juridiction de 14 arbitres ,que se soit toujours les mêmes à connaitre les contencieux liés à fécafoot ? Bien malin qui pourra ne pas y repondre.

Enfin, la partialité de la chambre n’ est plus à démontrer au vu des arguments suscités . Aussi, je suis au regret le dire que Me Happi,en sa qualité de président de normalisation s’ est mué aujourd’hui en militant à la solde de Mr Abdouraman et y a enjoint toute son administration à savoir: son Sécrétaire géneral , Martin Etonguè, Ebodé Tsanga, Sga de transmettre à Mr Abdouraman, tous documents susceptibles de l’ aider dans sa conquête de la Fécafoot. Voir documents à la fin de la chronique. Pire, Le strape de Tsinga ne s’ en cache plus , il tient des réunions avec les affidés de ce dernier , ne ménage aucun effort pouvant déchoire définitivement le Camp Tombi, ce , en prélude aux prochaines élections . Mieux sa collusion avec la chambre de conciliation et d’ arbitrage n’ en fait plus mystère.

Au démeurant, parcequ’ elle est devenue un instrument de règlement de comptes, un instrument de perpétuation du conflit entre les différents acteurs du fait de sa partialité pour une des parties. Cette chambre s’ est dévoilée et a dévoyé sa mission. Par ricochet, elle est devenue une ménace à l’ ordre public .

L

Jacques Bell

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