Le déficit chronique de stades s’accentue

Le championnat de football dit professionnel a entamé sa 4ème saison le 14 février 2015 mais il se joue toujours sur des terrains de fortune. Dans la capitale Yaoundé, le vieux stade Ahmadou Ahidjo ne suffit plus pour accueillir les rencontres à domicile des sept clubs engagés dont quatre en Ligue 1 (Canon, Tonnerre, Apejes, Dragon) et trois en Ligue 2 (Etoa-Meki, Renaissance, Eding FC). Plusieurs matches sont alors délocalisés au centre d’excellence de la Caf situé à Mbankomo, à 25km sur la route de Douala. Cette infrastructure de la Confédération africaine de football avait pourtant été construite principalement pour des stages de recyclage des cadres techniques et des mises au vert des équipes, et non pour la compétition. C’est d’ailleurs là-bas que se passent depuis deux ans les regroupements de l’équipe nationale du Cameroun ; les travaux du centre technique de la Fécafoot entamés depuis 2004 n’étant jamais achevés.

D’autres matches de Ligue 1 sont programmés sur le terrain poussiéreux du stade municipal de Mfou, localité situé à 20km de Yaoundé et censée etre le fief d’Apejes qui est pourtant un club basé au quartier Ngoa-Ekellé à Yaoundé.

Dans les régions, on est guère mieux loti : en dehors de Garoua et de Douala où l’on peut encore jouer sur des terrains gazonnés, c’est sur des terrains vagues que se jouent les matches du championnat professionnel du Cameroun. En attendant les stades modernes en chantier de Limbé (Sud-Ouest) et de Bafoussam (Ouest), ainsi que les deux nouveaux stades annoncés à Yaoundé et à Douala que l’exigence d’organiser la Coupe d’Afrique des nations permettra sans doute de voir émerger d’ici 2019.

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